Immunothérapie dans le cancer bronchique

Qu’est-ce que l’immunothérapie ?

Dans certains cancer, le système immunitaire n’est pas capable de reconnaître la cellule cancéreuse comme étrangère. Un des mécanismes qui le sous-tend est une interaction directe négative entre des globules blancs appelés lymphocyte T, la cellule tumorale ou les cellules de notre organisme chargées de présenter aux lymphocytes T les antigènes tumoraux au travers de points de contrôle appelé en anglais checkpoint. Actuellement, les résultats dans le cancer du poumon sont essentiellement obtenus dans les formes dites non à petites cellules par inhibition des points de contrôle PD-1/PD-L1. Les traitements consistent en l’injection d’anticorps monoclonaux qui ciblent tantôt PD-1 (nivolumab, pembrolizumab), tantôt PD-L1 (atézolizumab, durvalumav, avelumab). La liste n’est pas exhaustive. Ils réactivent ainsi le système immunitaire du patient contre le cancer et peuvent induire une réponse immunitaire mémoire.

A quoi sert l’immunothérapie ?

L’immunothérapie est une arme relativement récente en Belgique Elle arrive en 2015 d’abord dans le traitement de seconde ligne des cancers bronchiques non à petites cellules puis en 2018 en première ligne de traitement de ces mêmes cancers, seule ou en association avec la chimiothérapie. Très prochainement, elle sera approuvée dans le cancer du poumon à petites cellules en première ligne avec la chimiothérapie.  Puis, en traitement adjuvant des cancers après chimio-radiothérapie concomitante.

Type de prise en charge

Les traitements d’immunothérapie se font en ambulatoire si prescrits seuls. Ils sont administrés par voie intraveineuse toutes les 2 à 3 semaines en quelques heures. Ils sont administrés en hospitalisation selon le type de chimiothérapie associée.

Durée

La durée des traitements par immunothérapie est variée selon la ligne utilisée. En seconde ligne (cancers métastatiques), des guérisons sont obtenues et l’arrêt de l’immunothérapie peut être envisagé. En première ligne, la durée est généralement définie dans le temps et a fortiori en traitement adjuvant.

Comment vous y préparer ?

L’immunothérapie peut induire des effets secondaires appelés immuns. Il s’agit de phénomènes inflammatoires qui peuvent toucher divers organes. Cela donne soit des symptômes que le malade peut ressentir. Il est donc invité à signaler très vite tout changement de sa condition. Il peut s’agir aussi de perturbations biologiques sans symptômes, raison pour laquelle une prise de sang sera d’office réalisée avant chaque administration. L’existence de maladie auto-immune active ou éteinte doit être signalée avant de poser l’indication d’une immunothérapie oncologique.

La procédure

Le traitement est administré de préférence au Centre de Traitement ambulatoire (CTA) en 90 min après avoir obtenu la garantie de l’absence d’effet secondaire

Que se passe-t-il après le traitement ?

Après la perfusion intraveineuse, le malade rentre chez lui. Il n’y a pas d’effets secondaires immédiats à craindre. Les effets secondaires immuns peuvent survenir même si le traitement est interrompu depuis plusieurs mois.

Risques et désagréments

L’immunothérapie est bien mieux supportée que la chimiothérapie. Il est généralement beaucoup plus long que les traitements de chimiothérapie. Les effets immuns surviennent généralement précocement (dans les 2-3 mois) mais parfois bien au-delà et même après l’arrêt du traitement.

Complications

Divers maladies immunes peuvent survenir, raison pour laquelle un suivi biologique et clinique est assuré.

Contre-indications

Les patients greffés ne sont pas candidats à ce type de traitement. LA prudence est de mise pour les patients qui ont ou ont eu une maladie auto-immune.

Contact

 

Pour toute information complémentaire ou demande de rendez-vous, vous pouvez prendre contact avec les coordinatrices de soins en oncologie thoracique au +32 2 764 28 02