Cancer du col de l'utérus

Aperçu/Epidémiologie

Facteurs de risque

Le cancer du col de l'utérus est dû à un virus appelé HPV ou « human papillomavirus », transmis au cours des rapports sexuels. L'HPV est très répandu. Il ne provoque toutefois un cancer que dans une minorité de cas. Le risque n'est toutefois pas à négliger et la vaccination contre l'HPV revêt dès lors une grande importance. Ce virus étant transmis lors des rapports sexuels, il est important de vacciner les jeunes filles le plus tôt possible, c'est-à-dire avant les premiers rapports sexuels. A l'heure actuelle, ce vaccin est remboursé (coût public de 130 €, si intervention de l'INAMI : 10 € par injection) entre 12 et 18 ans inclus. La vaccination nécessite trois injections. Ce vaccin pourrait éviter 70 % des cas de cancer du col. L'absence de protection à 100 % impose de réaliser ou poursuivre un dépistage même après vaccination. Pour les jeunes patientes de 16 ans et plus, l'attitude concernant la vaccination doit être discutée avec votre médecin (médecin de famille, pédiatre, gynécologue, ...).

Symptômes

Le cancer du col présente peu de symptômes, raison pour laquelle un suivi régulier est important. Il est diagnostiqué assez aisément au moyen du frottis et d'un examen gynécologique.

Diagnostic

Dépistage

Il existe un examen de dépistage efficace permettant de détecter les lésions précancéreuses: le frottis cervico-vaginal.
Le frottis consiste à prélever, à l'occasion d'un examen gynécologique, des cellules superficielles du col de l'utérus. Ces cellules sont ensuite examinées au microscope. Le cancer du col de l'utérus étant d'évolution lente, un suivi gynécologique régulier permet de le dépister à un stade très précoce.
Le dépistage par frottis commence à 25 ans. L'examen est renouvelé tous les trois ans.

Examens

Traitements

Le cancer du col est  traité par une hystérectomie, généralement plus étendue que celle réalisée pour traiter un cancer de l’endomètre dès lors qu'elle s'accompagne souvent de l'ablation des ganglions avoisinants. La radiothérapie associée à la chimiothérapie complète dans certains cas le geste chirurgical. L'identification précise des limites de la tumeur permet également de mieux cibler une éventuelle radiothérapie complémentaire. Certaines femmes souhaitent préserver leur fertilité. Une ablation partielle de l'utérus, lorsqu'elle est possible, vise à répondre à ce souhait. La mise au point, qui repose en grande partie sur l'endoscopie, permet de préciser l'étendue du cancer et de statuer sur la possibilité de maintenir en place une partie de l'utérus, sans enlever l'organe dans sa totalité.

Recherche / Innovation

Docteur

Paramédical